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« journée internationale de lutte contre les violences conjugales » |
Le 25 novembre 2009, les associations : SAVIF/PEA, APIAF,Olympe de GOUGES de TOULOUSE- - Du Côté des Femmes de MURET, ISES de REVEL- Femmes de Papiers de SAINT GAUDENS- Paroles de Femmes de GAILLAC) adhérentes à la FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes-3919) ont organisé des rassemblements devant les Palais de Justice afin de sensibiliser le public aux difficultés rencontrées lors du parcours judiciaire des femmes victimes de violences conjugales.
Les revendications étaient les
suivantes :
> Les femmes victimes de violences conjugales demandent plus
de justice.
> Que les lois existantes soient appliquées.
> Quelles permettent une réelle sécurité
pour les femmes et leurs enfants.
> Que léviction des auteurs de violences ne soit
pas quun effet dannonce.
> Que les associations et la justice aient de réels
moyens.
Les associations de la FNSF apportent un soutien aux femmes dès le dépôt de plainte jusquau traitement de celle-ci par les Parquets. Malgré des améliorations, encore trop souvent aujourdhui la réponse juridique la plus fréquente reste le classement sans suite ou la médiation pénale. Sans le soutien de lensemble des Parquets et de tous les acteurs de justice concernés, la lutte contre les violences faites aux femmes ne pourra progresser.
Les propositions de la FNSF :
Au pénal
> Refus de la médiation pénale.
> Application de la loi de 2006 en matière déviction
du conjoint violent associée à des mesures permettant
aux femmes dêtre mieux protégées.
Concernant les droits de visite et dhébergement
> Articulation indispensable entre civil et pénal.
> Confidentialité de ladresse sur le plan
civil.
> Instauration dune ordonnance de protection temporaire
pour la sécurité des femmes et prise en compte de
limpact de la violence conjugale sur les enfants.
Par ailleurs certaines associations spécialisées dans la lutte contre les violences faites aux femmes connaissent de graves difficultés financières. Elles réclament des moyens supplémentaires pour elles mais également pour la justice.
Au-delà des améliorations
législatives nécessaires, la mission parlementaire
demande « dintroduire dans le préambule
de la constitution une charte de la dignité humaine qui
devrait comporter une condamnation solennelle des violences de
genre ». Elle a également proposé que
« ces mesures soient inscrites dans un dispositif global,
cohérent et coordonné regroupant à la fois
les politiques de prévention et de lutte contre les violences
faites aux femmes ».